C’est une belle nuit d’automne, une légère brise taquine les derniers feuillages
Un hibou aux yeux d’or commence sa ronde de nuit.
Les chauve-souris
sont aussi de sortie, elles semblent exécuter un ballet dans le ciel d’encre.
Des vagues légères clapotent sur la coque d’une vieille péniche, un petit rai de lumière filtre par les fenêtres.
Une voix s’élève << Maryvonne vient te coucher, il est tard >>.Une fillette de 9 ans est là, elle regarde le fleuve avec beaucoup de tristesse. Elle rejoint sa maman et son frère Erwan, il n’a que trois mois et dort paisiblement dans son berceau.
Maryvonne essaie d’être sage, elle sait que sa maman à de la peine, elle rejoint son petit lit sans oublier sa prière. Elle ne peut s’endormir et ses pensées vont vers son papa qui est absent depuis quatre mois et, dont ils n’ont aucune nouvelle.
Il est là-bas, très loin,
il est parti aiderun peuple qui meurt de faim. Elle serre très fort son nounours et s’endort.
Au petit matin, les oiseaux chantent,
les poissons remontent le fleuve ? le ciel est serein. Maryvonne s’est réveillée la première elle a vite enfilé ses chaussures, descendu la passerelle et s’en est allée sur le petit chemin qui bord la rive.
Elle guette le facteur espérant une lettre de son papa.
Le facteur est désolé, il n’y a pas de courrier. Maryvonne, tête baissée, retourne à la péniche. Sa maman prépare la table du petit déjeuner, en voyant sa fille rentrer, elle a très vite compris et ne peut retenir ses larmes.
Peut- être demain ? Maryvonne aide sa maman elle fait un peu de ménage, elle prend soin de son petit frère quand sa maman fait les courses.
Brusquement le vent devient plus fort et forme un petit tourbillon qui semble tomber du ciel, et finis sa course dans le Rhône, intriguée elle se penche un peu plus et, elle peut apercevoir dans le fond du fleuve un joli écrin brillant de mille feux argentés Elle ne peut en croire ses yeux.
Soudain le charme est rompu sa maman lui demande de rentrer.
Elle s’approche du berceau de son petit frère et lui murmure à l’oreille :<< J’ai un secret, une étoile est tombée dans le Rhône, ne le dis à personne >>. Le soir suivant, Maryvonne retourne sur le pont en rêvant que si tous les enfants du monde pouvaient manger à leur faim tout serait différent.
A cet instant, le fond du fleuve s’illumine, des fleurs de lumières se dessinent et semblent capter le rêve de la fillette, puis aussi soudainement tout disparaît.
-<< Maryvonne, demain tu iras ramasser des branches, et quelques feuilles, nous les brûlerons pour économiser les dernières bûches qu’il nous restent.
Je crois qu’il va commencer à geler>>.-<< Oui , maman >>.
De bon matin, notre petite fille, bien emmitouflée s’empresse de ramasser les feuilles séchées , mais le vent malin les disperse, Maryvonne court de tous les côtés, elle semble danser avec les feuilles, et rie de tout son cœur, oubliant un instant sa tristesse.
Le soir venu, elle s’aperçoit que le fleuve se couvre d’une
fine pellicule de glace , elle s’inquiète alors en pensant que son étoile ne pourra plus respirer. Elle s’empare d’un gros caillou et le jette de toutes ses forces dans le fleuve.
Ouf ! un grand trou se forme, l’étoile pourra respirer. Elle se met à rêver de nouveau.<< Si tous les enfants du monde pouvaient ne plus avoir froid >>.
L a journée s’annonce triste et morose, pas de sortie.
Elle écoute la radio
avec sa maman, le journaliste est en train d’annoncer que dans le pays où est parti son papa, une guerre s’est déclarée en plus de la famine. Pauvres gens.
Les étrangers vont être rapatriés, son papa va revenir. Les larmes coulent sur les joues de sa maman. La pluie redouble, le vent s’engouffre dans la péniche, et passe par les petites fissures.
Maryvonne regarde par la fenêtre et pense que si tous les gens étaient frères, il n’y aurait plus de guerre.
De nouveau la lumière jaillit du fond de l’eau, et attrape le rêve de la petite fille.
La pluie s’est enfin arrêtée, les oiseaux se sont remis à chanter, les grenouilles croassent sur la rive, un merle siffle.
<< Tu sais papa, je voudrais que tous les peuples de cette terre, soient aussi heureux que nous le sommes aujourd’hui.>>
A peine sa phrase terminée, jaillissant des profondeurs du fleuve un faisceau de lumière s’élance dans le firmament.
Des milliers de rayons se forment et se dispersent aux quatre coins de la terre, ils emportent avec eux les rêves de Maryvonne.
<<NE BRISEZ JAMAIS LES RÊVES DES ENFANTS. ILS SONT LE SEL DE LA TERRE. ET CHAQUE ETOILE EST UN RÊVE D’ENFANT >>
PS : Vous qui avez perdu un être cher, ne perdez pas espoir, il restera toujours comme un rayon de lumière dans votre cœur.
qui brillera à jamais…………….……
FIN
<<NE BRISEZ JAMAIS LES RÊVES DES ENFANTS. ILS SONT LE SEL DE LA TERRE. ET CHAQUE ETOILE EST UN RÊVE D’ENFANT >>
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